Peser sur le piton

Dans Mon sens unique by Yannick Dion5 Comments

Des fois, faut juste prendre une grande respiration pis… peser sur le piton. C’est ce que je m’apprête à faire dans les prochaines minutes en cliquant sur le bouton réactivant mon blogue.
Un an et demi depuis mon dernier texte. Un an et demi! Puis soudainement, j’ai cessé. De même… Bang.
Je me retrouve aujourd’hui, face à cette grande question existentielle qu’on se pose tous un jour: pourquoi. Tsé le pourquoi en roulant le « r ». La question qui tue parce qu’elle est irrépondable.
Mais, mais… et si la réponse était parfois plus simple qu’on pense?

Alors, me voici donc, ici et maintenant, devant pas un, pas deux, mais bien trois pourquoi! Pourquoi j’ai écrit, pourquoi j’ai cessé, et pourquoi j’ai le goût de recommencer. Kin toé!
Pour répondre à ces pourrrrquoi, j’ai procédé en deux étapes, disons, simples:

  1. j’ai pris un peu de temps pour réfléchir (ça aide généralement à trouver des réponses) et
  2. j’ai relu mes anciens articles, tant ceux que j’aime, ceux que j’aime moins, ceux que certains ont aimé plus que d’autres et ceux qui ont pu laisser indifférent.

Faque, ça donne quoi?
D’abord, c’est clair que le goût d’écrire est encore là. En fait, il me guette toujours du coin de l’oeil pour m’attaquer sauvagentiment dans le détour, comme mon chat Tango attaque maintenant tous les lacets qu’il voit… Et je peux pas me plaindre parce qu’après tout, c’est de ma faute si le désir de jouer avec les lacets, comme avec les mots, s’est développé au fil du temps…
Mais c’est en écrivant ce texte que la grande conclusion me saute à la figure.
Et si j’avais cessé pour tous ces « parce que » qui ne sont en fait que des fausses bonnes raisons qu’on se donne pour laisser tomber quelque chose d’important… Tsé les:

  • parce que kossé ça donne dans le fond…
  • ou parce que j’ai tu vraiment le temps…
  • ou encore parce que j’ai peur que…
  • ou, pire, parce que je suis pas sûr que vraiment bon…
  • ou le fameux : parce que qui suis-je pour penser que je pourrais faire ça…

Ouin, pour tous ces « parce que » qui se nourrissent de nos doutes et qui eux-mêmes nourrissent nos doutes à leur tour.Tous ces « parce que » qui finissent lentement par nous éloigner du vrai pourquoi… Vous savez, ce pourquoi dont la seule vraie réponse est au plus profond de soi-même.
Ce pourquoi dont la réponse est si simple : parce que.
Parce que c’est de même. Juste parce que.
Faque, il y a un an et demi, j’ai cessé mon blogue parce que. Pis dans la vie, j’ai le goût d’écrire parce que. Pis là, ben je recommence à écrire parce que.
C’est tout. Pas plus compliqué que cela.
Et, aussi parce que si on laisse mourir ses rêves et ses envies, c’est pas ça qui fait qu’on devient vieux, trop vite?
Alors, avec le coeur qui bat fort fort fort fort fort FORT, je prends une grande respiration pis je pèse sur le piton.
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PS : un merci tout spécial à Julie Robidoux, ma seule et unique fan finie. Pourquoi? Parce que.

3dman_eu / Pixabay

Commentaires

  1. Yahoo !!! Je me sens comme un jeune enfant qui vient de déballer un cadeau de Noël ! J’ai le coeur qui bat fort fort fort moi aussi. Quelle belle nouvelle de savoir que tu reprends l’écriture de tes articles !
    De ta seule et unique fan finie 🙂

    1. Hé ben tant mieux. Tu m’as dit que tu t’en ennuyais à un moment crucial. Ça m’a poussé à rééssayer. Parce que… j’aime ça et parce que d’autres, dont toi particulièrement, aiment mon style. :-). À suivre!

  2. J’avais une fois recommencé mon blog parce que le système automatisé du site qui l’hébergeait me menaçait méchamment de le désactiver….
    Je crois qu’il n’existe plus, de nos jours…. J’ai laissé mourir mon blog.
    Je suis donc un blogicide… Mais je continuerai à lire le tiens, promis!

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