Du fun sans alcool?? Whaaaaaaat?

Dans Sans catégorie by Yannick DionCommenter

Mercredi avant la Fierté. Congé jeudi et vendredi, pour célébrer à fond, tsé.

Faque 5 à 7 avec un ami. Deux pintes. Chez lui, deux bières. Pis au Parc, une madjack.

Ouuuuh, Je commence à être pompette moi là.  Pis conscient de l’être.

C’est pas grave! Je commence quelques jours de vacances! Je célèbre!  Faqu’après, allez hop dans le Village! Un gin tonique. Pis oups, un autre.

Sept consommations en 6.5 heures.  Pas immense quand je me compare, mais bon.

Il est 00:03. Encore dans le Village, pleinement conscient (merci méditation) d’être plus pompette que d’habitude.

Il est 00:07 et je contemple l’idée de faire encore plus de mauvais choix pour moi ce soir-là, mon jugement semblant être parti prendre une marche. Pis là je me dis : « D’la marde, je m’en vais me coucher. ».

Le lendemain, un peu poqué mais pas tant que ça: je m’en veux. J’haïs ça être poqué d’alcool, même juste un peu!

Pis là, j’ai une épiphanie: je suis écœuré de l’alcool. J’en veux pu dans ma vie. J’en ai déjà pas beaucoup, mais j’en veux pu.

Oh je sais, on se dit tous ça les lendemains de veille.

Mais là, je le sens différemment.

Voyez-vous, je n’ai jamais eu de problème de consommation d’alcool. Je ne bois pas la semaine, contrôlé les week-ends (généralement 2-3 consommations par soirée max, même si je l’ai déjà échappé…).

Je suis chanceux dans le fond parce que j’aime pas ça être pompette et j’ai toujours été hypersensible à l’alcool.  Ce qui fait que les lendemains et surlendemains, je suis plus tout croche, moins en mesure de calmer mes émotions plus négatives. Bref, je spinne plus. Même avec juste un peu.

Faque ce jeudi matin là, après n’a première épiphanie de tantôt, j’en ai eu une deuxième: « Ben d’abord, j’en prends pu ».

Et là…

Un immense sentiment de légèreté s’empare de moi accompagné d’un grand sourire étampé dans face.

Je me sens libre! Libre de vivre, de m’éclater, sans avoir à me soucier des effets de l’alcool. Asti, c’est ça qu’il faut que je fasse!

Et là, des dizaines de petits doutes pis la chienne décident de s’en mêler et s’emparent de moi!

  • Ben là, tu pourrais choisir un autre moment que la fierté
  • Tu vas avoir de la pression sociale au boutte
  • Ça va être plate
  • Trop difficile
  • T’as des partys de prévus
  • Tu vas être décalé des autres

Et là… Je repense au sentiment de liberté ressenti et, en bonne tête de cochon que je suis, je me dis :

« Ben justement esti. Fuck it. C’est le meilleur moment pour tester ta théorie: voir si tu peux avoir du fun même sans alcool ou autre et en te crissant de la pression sociale. Bon. »

Dans les heures qui ont suivi, dès que je pognais un doute, je pensais juste au sentiment de liberté que m’apportait l’idée de ne pas en prendre du tout.

Pis au final?

Ben j’ai réussi et j’en suis fier (au fond j’ai n’ai qu’un seul regret, j »fais pas ce qu’j’aurais voulu faiiiiiiiiiiiiiiire!  J’aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiiiste!).

Pas une goutte d’alcool de la fin de semaine. (Pis pas de drogue non plus, mais ça, ça fait des années que je ne prends plus rien.)

Et ce même si j’étais dans des partys ou ça buvait pas mal ou consommait autre chose.

Pis?

J’ai eu du fun de malaaaaaaaaaaaaaaade. Juste avec mon énergie naturelle. Juste en choisissant de me laisser aller et de m’amuser sans limite (pis sans autre chose lol). Bon bon, j’avoue, j’ai pris un red bull le samedi et un le dimanche. Mais j’ai pris les légers tsé, je fais attention à ma ligne.

Faque au final, je me suis couché tard plusieurs soirs quand même, sans être poqué d’alcool. J’ai dansé comme un fou, défilé en sautant partout, dansé au T-Dance, vu mes amis… J’ai eu du fun « comme si », sinon plus. C’était moi, full on.  Et heureux. Et gaffeux. Et éparpillé. Et en feu.

Le plus important, c’est que tout ça m’a confirmé que j’étais capable de le faire. Que j’avais en moi tout ce dont j’ai besoin pour décrocher, pour rire, pour m’amuser, pour me laisser aller. Que mon pied dansant et sautant est pas arrêtable quand y a de la musique que j’aime. Pis que je peux contrôler mon état d’âme pis juste switcher quand c’est le temps. Ou bedon juste partir me coucher si j’ai pas de fun.

Oui, je me suis retrouvé un peu décalé avec les autres par moments. Tsé vers 2h12 du mat, quand les yeux des autres commencent à être croches pas mal? Ben je suis juste allé faire autre chose. Conscient, content, souriant, marchant dans la nuit. Sans jugement contre les autres, juste en vivant ma vie à moi.

Pis j’ai aussi réalisé ceci: c’est pas mal plus facile et simple de prendre la décision de ne pas boire du tout que d’essayer de contrôler le nombre de drinks que j’prends! 

Faque bref, pour l’instant, je continue d’arrêter l’alcool pour un bout, J’essaye ça voir. J’ai pas bu depuis 13 jours, même à un 5@7 amical du vendredi et un piknik electronik.

C’est pas toujours facile parce qu’on dirait que l’association terrasse/beau temps et alcool est ben ancrée. Mais je persévère car je veux voir ce que ça va avoir comme effet sur moi à moyen terme. Sur mon bien-être, sur mon humeur. Sur ma capacité à redécouvrir mon fun intérieur que je veux amener encore plus naturellement dans ma vie.

Explorer qui je suis vraiment, sans avoir l’aide de rien pour me « désinhiber ». Redécouvrir le vraie bibitte drôle qui est cachée au fond, pis avoir du fun. Faire rejaillir le fun naturel pis l’utiliser le plus possible, le plus souvent. Juste parce que ça me fucking fait du bien.

Pis me semble que ça va bien avec tout ce que je travaille depuis des mois: être tout moi sans artifice, pis m’aimer de même.

Faqu’on verra ben.

Je vais sûrement reboire un verre par-ci par-là dans les prochains mois. Ou pas. Et regretter de boire un verre par-ci par-là. Ou pas.

Mais pour l’instant, je vais essayer de laisser le champ libre à ma tête, cette drôle de place, de créer des neurones de fun naturel et déjanté.

Bref, je lève mon verre (virgin) à ma santé.

Tchin Tchin câline.

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PS: Un gros merci à Barbara et à Christophe, qui ont fait le même choix et qui m’ont inspiré à essayer de faire comme eux 😛

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