La destination? Quelle destination?

Dans Pour se pousser plus loin, Sans catégorie by Yannick DionCommenter

Non mais on en fait tu des détours dans vie, hein?

On cherche, on se perd, on pense se retrouver, on s’engueule avec Google maps, on pogne de la construction, des cul-de-sac, des routes sans fin….

Non mais en fait tu des détours, hein?  Tout ça pour se rendre à destination.

Mais… Y’où est-ce qu’on s’en va donc?

Ah oui!  Kekpart.

Mais c’est où dont ce kekpart là qu’on cherche tant?  Hein où? C’est quoi la. fucking. destination. Hein?  HEIN?

Ben c’est ça.

On cherche à se rendre quelque part alors qu’en fait, on sait pas trop c’est où.

Pis en plus, on a même pas besoin de se rendre parce qu’on est déjà rendu.

Oui oui, on est déjà rendus!

Plus je vieillis (hier j’ai arraché un sourcil blanc, un fucking SOURCIL blanc. Ouch!), plus je me rends compte qu’il y en a pas de maudite destination.

Je réalise/expérimente depuis quelques mois que la réponse qu’on cherche est jamais ailleurs.

Tout est déjà là en-dedans de nous.

Pis on fait yinque des milliards de détours inutiles à chercher la réponse à l’extérieur de nous.

Pu capable.

On tourne en rond.  On cherche le bonheur dans le prochain quelque chose.

Faqu’on cherche, on cherche, on cherche.

Pis on retourne de bord, pis on revient sur nos pas, pis re-cherche encore.

Pis on repars à chercher.

Pis on finit même par chercher ce qu’on cherchait au départ parce qu’on a même perdu ça. Pffff.

Que de détours, que de déceptions.

Parce qu’on n’arrivera jamais à destination.

Parce qu’il y en a pas de destination finale (sauf la mort tsé genre comme mais bon je commencerai pas à être déprimant à matin quand même! lol.)

Toutes les réponses qu’on cherche sont déjà là, depuis toujours avec nous.

Juste là, au fond.

Rien ne sert de la chercher ailleurs, faut la retrouver en dedans. La déterrer.

Tous les films de superhéros disent ça tsé, ça doit être vrai.

Le plus gros bogue c’est comment on fait ça?

Je sais pas.

Mais voici ce qui me poppe en tête des dernières lectures que je fais (Note de bas de page pas dans le bas de la page; ces temps-ci, je lis Gay Hendricks. J’adore).

Parce qu’on dirait que toutes les théories que je lis finissent toujours par me dire à peu près la même chose simple:

  1. On arrête de chercher
  2. On s’arrête pour s’écouter
  3. On apprend à s’aimer pour vrai (c’est tellement quétaine à écrire que j’ai presque un petit regurgit dans le fond de la gorge)
  4. Pis s’aimer pour vrai c’est aimer toute toute toute: le beau pis aussi ce qu’on trouve pas beau (faque bon, je m’aime avec ce petit regurgit dans le fond de la gorge faut croire)
  5. On n’essaie plus de contrôler ce qu’on peut pas contrôler (tsé genre: le passé, le futur, ce que les autres pensent de nous ou ce qu’ils font, nos propres pensées négatives et même nos propres émotions)
  6. pis on agit sur ce qu’on peut réellement contrôler (accepter ce qui est là, pis poser des actions concrètes)

Faque finalement, on profite du fucking voyage, avec tout ce qu’il a de beau pis de lette, pis ses détours, pis ses frustrations pis ses vues imprenables sur le fleuve, pis ses surprises au coin de la rue, pis ses peines, pis ses rires.

Pis on s’aime à travers tout ça.

JE LE SAIS!  C’est facile à dire, pis moins facile à appliquer.

Mais en fait, on a juste à débloquer.

C’est juste un petit switch de pensée à faire dans notre tête à faire. Juste un petit switch à sentir régulièrement.

Pis ensuite à pratiquer.

Faqu depuis quelques mois, je me concentre plus à vivre ma vie sans flafla, à savourer l’ordinaire, à arrêter de me dire que c’est pas assez, que je devrais écrire plus, faire autre chose de ma vie, créer des murs de post-its, pis toutes pis toutes.

Je pratique à m’aimer dans toutes mes incohérences, dans mon intensité, dans ma tête cette drôle de place, dans mes limites et mes désirs de me dépasser pis mes blocages de me dépasser.

M’aimer de ne pas avoir écrit des textes depuis plusieurs mois et m’aimer de me sentir que je suis obligé de vous justifier que j’ai pas écrit depuis un boutte alors qu’on s’en fout dans le fond.

Bref, depuis quelques mois, je vis.

Pis je vais de mieux en mieux.

Faque, je trouve que ça va aussi avec cette fin de semaine de la fierté : « Aimons-nous ».

Pas « parce que » ou « même si ». Aimons-nous point.

Aimons-nous :

  • de ressentir ce qu’on ressent
  • de pas vouloir ressentir ce qu’on ressent
  • ne nous aimant pas par moments
  • incohérents par moments
  • de ne pas être pas fiers de nous tout le temps
  • d’être fiers de nous par d’autres moments
  • d’avoir des sourcils blancs qui poussent, de ne pas vouloir que des sourcils blancs poussent pis finalement de sourire parce que des sourcils blancs poussent (et surtout qui sont arrachés avec vive passion) pis qu’on a aucun contrôle là-dessus.

C’est notre nature humaine. C’est nous.

Cessons de résister à nos émotions et de vouloir les faire disparaître ou de les contrôler. 

Aimons-nous de les vivre.

Laissons-leur la place qu’elle méritent sans se battre contre pour qu’elles passent et vivent leur vie.

Faque aimons-nous.

Pas meilleur que les autres, pas en se jugeant.

Juste aimons-nous.

Où on est, pas nulle part d’autres, pas à une destination future.

Bonne fierté de qui nous sommes. Peu importe ce que c’est, peu importe où on est.

__________________________________

Merci de m’avoir lu et de partager si vous avez aimé :). Y a des petits boutons sous le texte pour ça!

Si vous aimez mon blogue, abonnez-vous en haut à droite ou suivez-moi sur ma page facebook fb.me/matete.yannickdion

Commentez :)