Attendre que ça passe

Dans Pour se pousser plus loin by Yannick DionCommenter

Deux choix pour ce texte! Une version vidéo un peu différente

ou la version orginale en texte!


Ouin ben, y a des bouttes où pratiquer à être heureux ne va pas vraiment super bien.

J’aimerais ben ça vous dire (et penser) qu’à partir du moment où on commence à pratiquer à être heureux, toutttttte va ben, c’est toujours le fun pis y en a pu de problème.

Mais je vous mentirais.

Depuis le décalage horreur horaire du changement d’heure de marde d’il y a deux semaines, ben ça a pas été mon meilleur boutte.

Bon. Je peux pas dire que je vais super mal. Mais je vais pas mal moins bien qu’il y a deux semaines mettons.

Plus gris. Plus moche. Plus plate. Plus marabout. Plus à boutte.

Pis plus fru parce que j’arrive pas à maintenir la bonne humeur et le positivisme que j’avais réussi à atteindre.

Pourquoi j’écris là-dessus?

Parce que je trouve que dans les trucs de développement perso que je consulte, on dirait qu’il n’existe pas ce boutte-là.

On nous parle du fucking résultat de penser positivement (Le bonheur! L’abondance! Le succès! L’amour! L’argent! Les feux d’artifice dans la salle de bain en se brossant les dents!) mais on ne décrit pas comment ça se passe dans les maudits bouttes de marde plus tough/plates/décourageants.

Tsé, ces bouttes:

  • où à un moment donné ça devient toute fucké parce que de penser à tes pensées, c’est un peu aliénant;
  • où le petit gremlin chiale sur ce qu’on réussit pas mais qu’il sabote lui-même en même temps anyway;
  • où nos bons trucs qu’on avait depuis un boutte marchent pu autant;
  • où on voudrait donc que ça recommence à marcher parce que c’était ben plus le fun d’aller mieux;
  • Mais où ça marche pas anyway malgré notre bonne volonté;
  • pis où on finit par se demander si ça marche vraiment toute cette bullshit de positivisme de marde là finalement.  Parce que si ça marchait vraiment, on serait pas retombés tsé. Ou on se relèverait plus vite me semble, tsé;
  • Pis où on se sent donc poche que ça marche pas parce que dans les livres pis les blogues, ça a donc l’air simple:
    • Tsé genre :

Moi : « Argh, c’est tough en ce moment, on dirait que j’arrive pu à changer mes pensées. »

Livre/podcast/entrevue : « Change tes pensées sur tes pensées! ».

Moi: « … », « … », « … »,

Re-moi: « Ah pis mange donc d’la marde, sti… »

Ouin. C’est ça. C’est un boutte de même.

Faque j’ai beau dire pis écrire qu’il faut pratiquer à être heureux, j’ai beau le faire du mieux que je peux, ben faut aussi que je sois honnête pis que je vous avoue que des fois, ben c’est fucking dur à maintenir comme rythme, bon.

C’est tough, pis des fois, ben on s’écoeure parce qu’on est juste fatigué de pratiquer pis d’être tout le temps en train de se checker pour pas retomber dans nos vieilles pantoufles en phentex trouées, mais quand même confortables.

Faqu’on fait quoi dans ces bouttes-là dont personne ose parler vraiment?

Dites-moi pas qu’on reste positif, car je vous jure que je pète ma coche, solide.

Pour être franc, je sais pas trop ce qu’on fait.

Mais je peux vous dire ce que moi j’ai fait.

Après quelques jours à m’en être voulu, ben j’ai décidé de me donner un petit break.

Faque :

  • j’ai arrêté de pratiquer tout le temps pis j’ai essayé d’accepter qu’y a des bouttes plus plates de même.
  • pis quand je me suis donné de la marde de vivre des bouttes plus plates, ben j’ai aussi accepté que des fois je me donnais de la marde. C’est de même.
  • Pis j’ai aussi arrêté de me donner de la marde parce que je me donnais de la marde parce que y a une limite de marde que je peux prendre
  • Pis, je me suis distrais. Oui oui, la bonne vieille distraction. Changer le mal de place. Éviter de penser à tout ça et me faire des petits plaisirs même si je filais pas. Ou plutôt me faire plaisir parce que je filais pas. Pis je suis allé voir Captain Marvel.
  • Pis j’ai scrapé ma routine matinale parce que j’avais besoin de lâcher la discipline un peu.
  • Pis je me suis fait plus de latté parce que j’aime ça.
  • Pis je suis sorti danser avec des amis pis couché tard. Pis j’ai pris des marches. Pis revu des amis juste parce que je les aime.

Bref, je me suis calmé le pompom pis j’ai juste vécu ma vie.

Pis j’ai fait tout ça non pas dans le but d’aller mieux et de changer mon mood négatif, mais surtout dans le but de ne pas aller pire.

Faque le résultat?

Ben comme on vit pas dans des conte de fées, c’est pas magique.

Je ne me suis pas soudainement mis à être super de bonne humeur du jour au lendemain.

Eille, ça fait des années que je traîne des mauvaises habitudes mentales, c’est juste normal qu’elles reprennent le dessus des fois.

Mais au moins, je ne me suis pas mis à aller plus mal.  C’est déjà beaucoup.

Alors je dirais que depuis deux, trois jours, ça se replace.

Assez pour que j’aie le goût de travailler sur ce texte.

Même si c’est pas un texte aussi bubbly ou positif que d’habitude. Mais au moins c’est quelque chose.

Faque je sais pas trop, mais c’est peut-être juste ça qu’il faut faire dans les bouttes rough finalement: prendre son mal en patience sans alimenter la bête négative pis attendre que ça passe.

Et en acceptant que ça fait aussi partie de la vie.

Se donner un break, pis prendre soin de soi parce que justement on va moins bien.

Pis, sans chercher nécessairement à aller mieux, surtout juste essayer de ne pas se faire aller plus mal.

C’est peut-être pas aussi le fun, sauf qu’au moins, c’est pas pire.

_________________________________________________________________________________________

Vous en pensez quoi? N’hésitez pas à commenter :).

Merci de m’avoir lu aussi et de partager si vous avez aimé :). Y a des petits boutons sous le texte pour ça!

Si vous aimez mon blogue, abonnez-vous en haut à droite ou suivez-moi sur ma page facebook fb.me/matete.yannickdion

Commentez :)