Quoi!? S’amuser en faisant du ménage… mental!?

Dans J'ai une théorie, Pour se pousser plus loin by Yannick Dion1 Comment

J’aurais jamais cru dire ça un jour mais c’est rendu que j’ai vraiment du fun à faire du ménage….

Bon, à faire du ménage mental on s’entend, parce que pour le ménage tout court, ben j’ai pas encore réussi à trouver comment aimer ça.

En fait, plus je pratique à changer mes habitudes mentales, plus j’ai du fun à découvrir comment mon (notre?) cerveau est vraiment un méchant ramasseux de cochonneries.

On dirait qu’il est comme Oscar le grincheux de Sesame street: y ramasse des vidanges pis y chiale sur toute après.  C’est fou!

Anyway. Quand j’ai décidé de m’attaquer à mon ménage mental avec ma chaudière pis ma vadrouille imaginaire, je pensais pas que ça serait ben ben long.

Tsé moi, grand nono confiant en mes capacités intellectuelles et introspectives, je me disais: « Ben non, j’ai pas tant de cochonneries que ça entassées dans le grenier, tsé. Je me connais pas mal, je lis sur le développement personnel depuis des années, je réfléchis beaucoup sur moi pis toutes pis toutes. Ça va être simple simple simple! ».

Hé bien oh que nenni m’sieur’dame!

C’est sincèrement fascinant à quel point notre petite tête est capable de cacher du stock, sous du stock, sous d’autre stock, qui se cache… sous d’autre stock dans du stock.

J’vous dis, c’est comme le sac magique d’Hermione dans Harry Potter. Tsé celui où elle peut tout mettre dedans?

Sauf que nous autres, une fois qu’on a mis de quoi dedans, on dirait que c’est ben dur de le ressortir, ou même juste de le retrouver.

Ou même de se rappeler qu’on l’a mis dedans.

Faque plus je fais du ménage, plus je trouve des nouvelles boîtes de vieille scrap qui me sert pu pantoute.

Je songe quasiment à m’ouvrir un marché aux puces à moi tout seul mais bon, je suis pas sûr que j’oserais essayer de vendre ces vieilles cochonneries-là à personne parzemple.

Au début du ménage, je vais être franc, je trouvais que c’était fucking décourageant.  J’avais l’impression que j’en verrais jamais le boutte.

Je capotais à découvrir mes vieilles histoires que je croyais encore mais qui limitaient mon atteinte du bonheurrrrrrrrrrrrrrrrrr avec un petit b mais beaucoup de rrrrr.

Tsé des affaires comme :

  • chu trop vieux, pas assez beau-bon-fin-capable,
  • je sais pas si je suis fait pour être heureux finalement
  • la vie c’est noir ou blanc, le succès c’est louche pis chu né pour un petit pain
  • le yogourt fraise et banane c’est l’invention du DIABLE!

Pis y aussi toutes ces autres affaires, souvent pas très gentilles, que je ne dirais jamais tout haut, et que je ne dirais JAMAIS à quelqu’un d’autre mais que je me disais parfois à moi-même.

Tsé ces affaires que, quand on s’arrête, on se dit: « Non mais bâtard, veux-tu ben me dire pourquoi j’ai gardé ça, ciboire? ». Intense de même.

Mais à un moment donné dans mon ménage, y a un switch qui s’est fait.

Même si ça demande de l’effort, j’ai commencé à trouver ça le fun à faire.

C’est même rendu que je souris quand je trouve des boîtes de pensées de marde!  Oui oui.

Pourquoi? Entre autre parce que j’ai arrêté de m’en vouloir de les avoir gardées toutes ces pensées-là.

En fait, je comprends aussi qu’elles m’ont été utiles, mêe si c’est pour une raison que j’ignore aujourd’hui.

Faque maintenant, au lieu de m’en vouloir de les avoir, pis de chercher pourquoi elles sont là ben je m’en fous.

Elles sont là, pis je sais que je dois maintenant les remplacer par du nouveau pour continuer.

Faque je capote pu. Quand je tombe sur une vieille boîte de vieilles histoires, je:

  1. juge si elles sont utiles ou non
  2. je ris de leur absurdité et énormité quand elles ne sont pas utiles
  3. pis je sacre aux vidanges ce qui ne me sert plus.

That’s it.

C’est sûr que ça demande de la job de bras.

Malheureusement, y a pas de « Groupe Qualinet-ménage de cerveau après sinistre » même si on aimerait ça.

Oui, je me trouve des outils pour faire mon ménage, (des livres, des amis, un psy des fois) mais ultimement, la responsabilité me revient husssssse à moi.

Et contrairement à mes essais ménagiers du passé, je sais cette fois que je dois faire du ménage au quotidien.

Et parfois recommencer souvent. C’est pas un one shot deal.

Parce qu’entre vous et moi, je soupçonne mon gremlin de marde chéri de s’être allié à Oscar.

Pis les deux sont diablement efficaces la nuit pour retourner chercher ce que je jette aux vidanges le jour pis de ramener tout ça dans le grenier.

Mais bon, je les pardonne les petits torrieux, parce qu’ils sont en réaction.

Après tout, je suis en train de bouleverser leur environnement où ils étaient ben confortables faqu’ils ont quand même le droit de réagir un peu avant de s’habituer à vivre dans un espace aéré.

Faque j’accepte aussi que je dois recommencer une partie du ménage le lendemain.

Et le surlendemain.

Pis sûrement encore longtemps pour un cristi de boutte.

Mais c’est pas grave parce que je m’habitue pis que je vois comment c’est utile pis comment ça me fait aller bien.

Pis quand je retombe sur mes vieilles boîtes d’histoires, au lieu de me laisser impressionner pis de me décourager, je me dis « Ah tiens, allo! T’es revenu toi!? Ah ben! ».

Pis je remets aux vidanges et les remplace par des trucs plus positifs.

Et c’est fou comme ça fait du bien de faire un peu de ménage, c’est ça le plus cool!

Ça fait du bien de jeter ce qui me sert plus et ce dont j’ai plus besoin.

Ça me permet de laisser aller ma créativité pour inventer du nouveau, en me débarrassant du passé inutile.

Ça crée de l’espace pour du meilleur pis du plus le fun.

Ça permet de redécorer à mon goût.

Parce que c’est yinque des pensées après tout.

Pis comme j’ai le super pouvoir de les remplacer, pis d’en inventer des nouvelles pis des plus cool pis des plus utiles quand je veux, ben je me gênerai pas!

C’est ma tête après tout. Pis oui, c’est vraiment une drôle de place.

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Commentaires

  1. Pingback: Attendre que ça passe – Ma tête, cette drôle de place

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