Et si être heureux était juste une question de pratique?

Dans Pour se pousser plus loin, Sans catégorie by Yannick Dion6 Comments

Ouin. Après un boutte pas mal rough en 2018, j’ai eu une petite grosse révélation : Vouloir, ou même choisir d’être heureux, ben c’est pas assez pour le devenir.

Quoi?? Shiiiiiiiit. Ben là!

Ben ouin toé. 

En fait, je réalise de plus en plus que pour devenir vraiment heureux, ça prend plus que des visualisations de 5 minutes par-ci par-là, des allumages de lampions, des cennes dans des fontaines, des souhaits aux étoiles filantes ou des résolutions du nouvel an.

Non. Pour être heureux, ben y faut changer les habitudes mentales qui nous rendent malheureux.

« Hého!! » que je veux me répondre à moi-même!

Parce que juste cette phrase provoque une méga chicane dans mes dialogues internes!!

Y a une petite voix qui me répond : « C’est full facile à dire ça man! Je le SAIS que je dois changer mes habitudes mentales, mes perspectives, pis toutes pis toutes. Ça fait des années que je lis ça partout! »

Je vous dis, je me retiens juste un peu pour pas m’autocrier par la tête : « Mange donc d’la marde chose, tu penses pas que j’essaye pas? Cibole de tabarouette de torpinouche de calvâre!! ».  Gremelemele.

Anyyyyyyyyway. 

Faque, grâce à mon boutte rough (oui oui, grâce, parce qu’y faut ben que ça serve à de quoi les bouttes rough tsé) ben j’ai compris un petit boutte qui manque souvent à toutes ces petites phrases de marde positives.

Pour changer nos habitudes mentales et apprendre à voir le verre à moitié plein, ben y faut… pratiquer.

Devenir bon à être heureux, c’est comme apprendre un instrument de musique.

On peut ben lire longtemps sur le piano, pis la théorie de comment jouer du piano, mais si on touche pas à un piano pis on pratique pas, ben on jouera jamais.

Pis si on pratique pas, on deviendra jamais bon non plus.

Et c’est souvent là notre plus gros problème. Ben le mien en tout cas.

Et mon petit doigt me dit que je dois pas être le seul. (Ah tiens, une autre voix dans ma tête ça mon petit doigt? Shiiiiit!)

Voici de quoi ça a l’air quand on veut changer:

  • On est écœurés de filer beurk.
  • On est motivés à être et à aller mieux.  
  • On veut changer nos perspectives, nos pensées, nos habitudes, pis voir positivement parce qu’on sait que c’est la clé…
  • Faqu’on lit des livres pis des citations full motivantes sur instagram, qui nous boostent, pendant quelques minutes/heures/jours.
  • On se fixe des objectifs pis des buts qu’on veut atteindre.
  • On met en place des affaires pendant 2 jours, 3 jours, 7 jours si on est bons.

Pis…

  • Parce que ça change pas assez vite…
  • Parce que « Shit, c’est ben tough, pis long pis ben d’trop compliqué pis ça demande ben d’trop d’efforts… »
  • Parce que la maudite douleur dans le sciatique qu’on a depuis des années ne s’est pas réglée en 5 séances de yoga quotidiennes, namesti
  • Pis parce qu’après toute, on a essayé. Pis qu’après toute, ben l’esti de verre man, y est AUTANT à moitié vide qu’à moitié plein faque lâchez-moi avec votre maudit positivisme de marde, bon!

Faque on se dit “fuck it”. Pis on arrête…

Parce que c’est sûr qu’on devrait arriver en quelques jours à changer des habitudes de pensées qu’on traîne depuis des années, tsé.

Pis que si c’est pas instantané, ou presque, ben ça doit pas marcher debord. 

Faqu’on retombe dans nos bonnes vieilles habitudes chialeuses et négatives et on se réinstalle dans notre zone de de confort inconfortable.

Pourtant, on semble oublier le vieux dicton qui dit “C’est en forgeant qu’on devient forgeron, pis en bergeant qu’on devient Bergeron.”. 

Pour devenir bon dans quelque chose ou pour créer des nouvelles habitudes, ça prend du temps pis de la répétition.

Faque devenir heureux doit pas être différent!

Alors pour y arriver, faut se relever les manches et apprendre à être heureux.

Je dirais même plus, faut apprendre à le faire!

Pis pour ça prend un peu de discipline.

Ouhhhh! Un gros mot qu’on aime pas personne!

Faque je vais appeler ça de la pratique et répétition à place. Ok?

Donc, depuis janvier, je m’applique à pratiquer des nouvelles habitudes mentales et de vie qui devraient, je l’espère ben, m’amener vers plus de bonheur.

Parce que si je continuais comme l’an passé, je m’enlignais vers un mur, solide. 

Ça veut dire quoi concrètement?

Par exemple, c’est:

  • choisir activement et consciemment de penser différemment, plusieurs fois par jour.
  • avoir de la gratitude pour ce que j’ai déjà, plusieurs fois par jour.
  • quand je sens que je me laisse entraîner dans des tunnels de peurs/doutes/chialage, décider de pas entrer dedans plusieurs fois par jour
  • essayer des nouvelles façons, même toutes petites, de faire ou ressentir, plusieurs fois par jour.
  • savourer mes petites joies et petites victoires personnelles, plusieurs fois par jour.
  • Pis SURTOUT PAS y penser juste deux fois par semaines, pis me plaindre plusieurs fois par jour que j’y arrive pas.

Bref, j’ai compris que c’est arrêtant de pratiquer mes mauvaises habitudes mentales plusieurs fois par jour et en pratiquant mes meilleures habitudes mentales plusieurs fois par jour, que je vais arriver à être plus heureux.  

Pis je pense que c’est de même que je vais finir par arriver non pas à voir le fucking verre à moitié plein ou vide, mais à apprendre à y mettre ce que je veux dedans, point.

Faque c’est ce qui occupe mes temps libres depuis le début du mois de janvier: je pratique pour apprendre à jouer à être plus heureux.

Pis c’est pas toujours facile ou simple, je vous avoue.

C’est comme si je devais me checker presque constamment, pour voir mes mauvaises habitudes ressurgir pis pratiquer à faire quelque chose de différent.

Des fois, c’est comme marcher dans une tempête de neige mais où je réussis quand même à m’arrêter pour savourer l’esti de vent frette pis la poudrerie qui m’r’vole dans face avec le gros sourire.

Parce qu’ils me rappellent que je suis en vie.

Pis que je suis chanceux de pouvoir marcher dehors pis surtout de pouvoir ensuite rentrer chez nous me réchauffer.

Pis même si c’est plus tough pis un peu weird des fois, pis qu’on dirait que ça demanderait moins d’effort d’arrêter, ben je continue pareil.

Parce que je sais que c’est pour mon bien.

Faque je répète. Pis répète. Pis répète. Pis répète.

Pis quand Pète pis Rèpète sont sur une branche, pis que Pète tombe en bas, qui qui reste?

Répète?

C’est ça. 

Faque je répète.

Pis répète.

Pis … ben oui, je répète encore, plusieurs fois par jour

Pis, savez-quoi? Je pense que ça marche.

Je change. Plus je pratique, plus je trouve que ça devient facile.

Et j’ai espoir peut-être qu’un jour, ça va juste devenir juste naturel.

J’ai encore du chemin à faire avant de gagner une médaille d’or. Pis peut-être que je gagnerai jamais de médaille d’or.

Pis c’est pas grave.

Parce que l’important, quand je me décourage un peu, c’est que je me rappelle que de pratiquer à être heureux, ben y a pire comme hobby.

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Et vous en pensez quoi? Le bonheur est-il en effet juste une question de pratique?

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