Quel contrats avez-vous signé avec vous-mêmes et avec le monde ?

Dans Pour se pousser plus loin by Yannick Dion3 Comments

Au plus profond de notre tête se retrouve un méga classeur qui contient des milliers de contrats, aux clauses les plus variées et inimaginables.

Bon bon, je vous entends penser : « Hein? De kessé? »…

Alors voilà.

Depuis notre enfance, on a contracté des contrats qui sont des ententes que l’on suit, consciemment ou non et qui viennent influencer nos décisions et actions de tous les jours.

Ce sont nos croyances sur comment on fonctionne, et comment fonctionne le monde.

On a tous tout plein de contrats de même, ancrés au plus profond de notre petite tête.

Ce sont des règles non-écrites. Sur qui l’ont est. Ou pense être. Ou pense devoir être. Ou sur ce qu’on devrait faire. Ou sur ce qu’est la vie. Ou sur ce que sont les autres.

Bref, ces contrats peuvent porter sur n’importe quoi.

Dans bien des cas, on ne les a pas nécessairement signés de façon libre et éclairée.

Ils peuvent avoir été créés par des paroles entendues de nos parents, dans la cour d’école, de nos amis, ou de nos partenaires de vie ou de la société en général.

Peu importe. Ils deviennent ensuite une conviction profonde sur nous-mêmes, que l’on suit souvent aveuglément.

Bien sûr, certains contrats sont positifs. Comme de croire qu’on a du talent. Ou de penser que la vie est généreuse. Ou qu’il faut savourer chaque minute… Ou qu’on est gâté par la vie.

Mais d’autres contrats sont plus limitants. Car ils ont pour seul but de nous empêcher d’avancer, de changer ou de développer notre plein potentiel.

Voici quelques exemples de mes propres contrats limitants :

  • Le contrat #58 contracté vers l’âge de 13 ans qui stipule bien que rêver ne donne rien et que je suis né pour un petit pain.
  • Le contrat #73 qui dit que la société vit selon les règles que de vouloir changer le monde est prétentieux et surtout, impossible.
  • Le contrat #888, tout récent, qui mentionne que je ne devrais pas partager autant d’information personnelle sur mon blogue parce que cela risque de faire un peu trop journal intime ou blogue-réalité.

Ouf, ouin. Bon.

Ok, j’avoue, mes contrats n’ont pas vraiment des numéros, chu pas obsessif-compulsif à ce point-là.

Dans nos vies à tous, ces contrats, positifs ou limitants, prennent une place importante et viennent influencer nos actions au quotidien.

Des fois, on suit ces contrats parce qu’ils font notre affaire.

D’autres fois, on les suit par défaut de connaître autre chose. Pis d’autres fois, on les suit sans vraiment avoir pris conscience qu’on les suivait.

Mais ce qui est le plus étonnant c’est comment souvent, les contrats limitants sont ceux qu’on suit à la lettre. Bien plus que les contrats positifs, vous trouvez pas?

Au fil du temps, les « Chu pas bon dans-ci » ou « Je n’ai jamais été, et ne serai jamais, capable de... » ou le fameux « C’est pas moi ça. Je ne suis pas de même! » prennent un place considérable dans nos perceptions de nous-mêmes.

Et, ce sont les clauses de ces contrats limitants que notre saboteur se fait un main plaisir de nous réciter par coeur, avec un rigueur digne d’un fonctionnaire trop zélé !

Ce genre de contrats-là, vous en avez aussi, j’en suis certain.
Prenez le temps de vous demander quels contrats vous suivez sans trop vous en rendre compte?

Quels sont les mots, les phrases que vous vous dites qui agissent sur vous et influencer vos choix?

Mais surtout, réfléchissez à cette question fondamentale :

  • Est-ce que les contrats limitants que vous suivez vous rendent service aujourd’hui?

Si le cœur vous en dit, je vous invite à partager vos contrats limitants dans les commentaires… Je suis curieux de vous lire.

Et c’est drôle, mais parfois, de les écrire et de les partager au monde nous font voir comment c’est tellement énorme, qu’on réalise que cela n’a pas de sens de croire ça de nous-mêmes!

Et, dans mon prochain texte, je vous partagerai un secret sur ces contrats.

Quelque chose qui peut vous aider à dealer avec eux. Oui oui, je suis agace.

Parce que dernièrement, j’ai signé un nouveau contrat avec le monde: que j’écrirais chaque texte avec le désir de vous donner un peu le goût de changer vous aussi.
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stevepb / Pixabay

Commentaires

  1. Merci pour ton texte. Ben moi j’ai (j’avais) le même que toi, et y doit en avoir toute une gang de québécois dans le même bateau! Le fameux #58: « tu rêves en couleurs », née pour un petit pain! Et bien je dirais que depuis que mon fils est né, il y a 3 ans, ce contrat s’est défait, petit à petit, il revient encore mais je l’ai à l’oeil! Je me disais, j’ai envie que mon fils vive « sa vérité », qu’il réalise ses rêves les plus fous, alors j’ai commencé par moi-même! J’ai effacé cette petite phrase insistante, et surtout, j’ai cessé de fréquenter ceux qui me la rappelaient…pour fréquenter seulement ceux qui veulent réaliser leurs rêves…..

    1. Hum, vraiment intéressant Martine.  C’est vrai que les québécois probablement souvent ce contrat collectif « né pour un petit pain ».  C’est fascinant de réaliser comment certains contrats « collectifs » peuvent exister.  Je tiens à te dire bravo de te débarrasser des contrats limitants pour ton fils. Si à la base il croit en lui, il ira certainement très loin. Et c’est vrai comme tu dis que comme l’entourage influence nos perceptions de nous-mêmes.  Je pense que j’en ferai un thème pour un texte de blogue bientôt! Ça spinne dans ma tête 🙂
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  2. Pingback: Comment résilier les contrats qu’on a signé avec nous-mêmes et avec le monde? | Ma tête, cette drôle de place.

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